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Un actif sur six anticipe la disparition de son métier dans moins de 10 ans

Mis à jour : mai 13


ESS et société






Bertrand Martinot, ancien conseiller social à l’Elysée entre 2007 et 2008, estime que le gouvernement a effectué "un recul tactique" en proposant le retrait provisoire de l'âge pivot. 

Myriam El Khomri, ancienne ministre du Travail et directrice conseil du groupe SIACI SAINT HONORÉ, analyse les résultats d’une enquête IFOP, menée pour son entreprise, dans une note pour la Fondation Jean-Jaurès : « Transformation et disparition des métiers : des actifs lucides mais désarmés ». Ce texte est co-rédigé par David Nguyen en qualité de directeur conseil de l’IFOP, avant sa nomination comme conseiller communication et médias au cabinet d’Elisabeth Borne.

« La profession d’employé de banque, dont les effectifs ont fondu de 40 % entre 1986 et 2016, pourrait disparaître totalement à l’horizon 2050 ». Étude après étude, la disparition d’un nombre croissant de métiers est présentée comme inéluctable. Mais qu’en pensent les premiers concernés ? En sont-ils conscients ? En tirent-ils un sentiment de découragement ou de combativité ?

C’est à ces questions que l’étude a voulu répondre en menant une enquête de grande envergure auprès d’un échantillon représentatif de 3000 actifs français. Cette étude réalisée par l’Ifop pour le groupe SIACI SAINT HONORE a permis de donner la parole aux salariés, indépendants, agents du secteur public ou encore demandeurs d’emploi pour mieux cerner leurs perceptions du monde du travail.

Plus d’un actif sur trois actifs estime que son métier va « beaucoup » ou « complètement » se transformer et un tiers considère qu’il pourrait disparaître dans les années à venir. Un actif sur six considère même que son métier pourrait disparaitre en une décennie, ce qui suscite chez ces derniers des postures allant de la proactivité au découragement total. Au-delà, l’ensemble des actifs disent très majoritairement ne pouvoir compter que sur eux-mêmes lorsqu’il s’agit de répondre à leurs aspirations professionnelles, les responsables des ressources humaines et représentants syndicaux n’apparaissant qu’en bas de classement parmi les interlocuteurs envisagés. Cette enquête révèle ainsi des actifs lucides mais désarmés face aux grandes transformations en cours dans le monde du travail.


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